Disciple de Jésus

 

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« Qui est Jésus ? » : depuis 2000 ans, c’est une question qui est au cœur de nombreux débats.

Nous, Chrétiens, ne pouvons pas

en faire l’économie, puisque c’est Jésus lui-même qui nous la pose. Savoir qui est Jésus concerne le fondement même de notre existence humaine.

Jésus pose la question en deux fois :

« Au dire des foules, qui suis-je ? »

« Et vous qui êtes mes disciples, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

 

Les foules, ce sont tout ceux qui ont entendu parler de Jésus, et qui l’ont rencontré de façon ponctuelle. elles ont eu l’occasion d’écouter l’un ou l’autre de ses enseignements, ou elles ont été témoins de certaines de ses actions comme la multiplication des pains qui vient d’avoir lieu.

Ces foules correspondent assez bien à la plupart de nos contemporains plus ou moins chrétiens ou même d’autres religions.

Pour eux, Jésus est un sage, un mystique, un humaniste ou un prophète…

ces opinions ne sont pas forcément fausses, mais passent à coté de l’essentiel.

De l’extérieur, ils font entrer Jésus dans une catégorie qu’ils connaissent déjà.

 

« Et vous qui êtes mes disciples, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Les disciples sont ceux qui font la route avec Jésus. On ne devient pas disciple parce qu’on connaît Jésus ; c’est au contraire parce que nous  sommes disciples que l’ont peux connaître Jésus.

Être disciple de Jésus, c’est porter le poids de la route avec lui et pas seulement le rencontrer de temps en temps.

 

On peut prendre une image pour expliquer la différence entre la connaissance des foules et celle des disciples :

Connaître un joueur de football parce qu’on voit tous ses matchs à la télévision, ce n’est pas la même chose que de connaître quelqu’un parce qu’on joue au football avec lui toutes les semaines.

 

Certes, la suite de Jésus est de prime abord un peu moins attractive que les matchs de football :

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,

qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. »

Il ne s’agit pas de se rajouter des épreuves, mais de les vivre avec Jésus.

Il n’est pas inintéressant de noter que pour parler de nos épreuves, Jésus utilise l’image de la croix : ce n’est pas par hasard.

Il nous dit par là que nos épreuves ne font plus qu’un avec sa croix.

Jésus partage chacune de nos épreuves sur la croix, et dans nos épreuves nous participons nous-même à sa passion.

Jésus a sauvé l’humanité par sa passion et par sa croix, et il veut faire de nous ses collaborateurs.

 

Si nous acceptons que Jésus ne soit pas un étranger à tout ce que nous vivons, alors nous ne serons plus étrangers à l’œuvre de Dieu.

… Et nous commencerons à être des disciples.

 

Tout ce que nous faisons, faisons-le pour Jésus ;

tout ce que nous ne faisons pas, que ce soit pour Jésus ;

tout ce que nous subissons, subissons-le avec Jésus dans sa passion.

 

Ainsi pas une miette de nos journées ne sera perdue pour le Royaume,

« car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de Jésus la sauvera. »

C’est ainsi seulement que nous saurons qui est Jésus.

P. Rémy Engelmann

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