L’appel de Dieu

 

FR425290C

Vous avez dû remarquer, les lectures d’aujourd’hui nous parlent de l’appel, de la vocation.

La première lecture, le prophète Élie est en fin de carrière, et le Seigneur lui demande de consacrer Élisée comme successeur.

Dans l’Évangile, c’est Jésus qui appelle directement des disciples.

Cela coïncide bien avec toutes les ordinations sacerdotales de ces jours-ci :

– hier, 12 nouveaux prêtres ont été consacrés à Notre-Dame de Paris

– et tout à l’heure notre évêque, Mgr Pascal Delannoy, ordonnera 4 nouveaux prêtres dans la basilique-cathédrale de Saint-Denis : Paul-Théodore, Sostel, David et Brice.

 

Ces nouveaux prêtres sont pour nous des témoins de l’appel de Dieu.

Leur vocation particulière manifeste de façon très visible que le Seigneur ne dort pas : il appelle sans cesse.

 

Que cherchent ces nouveaux prêtres en s’engageant dans cette voie ?

Que sont-ils venus chercher dans les conseils évangéliques  de pauvreté, d’obéissance et de chasteté dans le célibat ?

C’est totalement à contre courant des chemins du bonheur que nous propose le monde !

 

Ces nouveaux prêtres nous répondraient tous que à coté de l’appel du monde, il y a l’appel du Seigneur : c’est à peine le murmure d’une brise légère, mais qui résonne au plus profond de notre être.

 

Comme eux nous devons chacun découvrir et redécouvrir qu’il y a une réalité d’un grand prix qui est autre chose que le monde. Cette réalité que nous sommes appelés à découvrir, c’est Dieu lui-même, celui qui peut remplir le cœur de l’homme de manière surabondante, non pas dans l’extase des mystique, mais dans une vie ordinaire pleinement donnée.

Nous sommes tous appelés pas Dieu, sommes-nous capable de l’entendre ?

Élisée était en train de labourer son champ, cet autre homme appelé par Jésus s’apprêtait à enterrer son Père ; on peut aussi penser à Matthieu qui était à son bureau de collecteur d’impôts ou aux disciples qui étaient à la pêche…

Pareillement, c’est au milieux des tâches ordinaires et d’une vie apparemment déjà pleine que nous pouvons percevoir un appel.

Cela peut être un appel intérieur comme un désir, une intuition… ou un appel extérieur : quelqu’un qui nous appelle.

Certains appels demandent l’engagement de toute la vie, d’autres sont justes pour une tâche, une œuvre bien précise et ponctuelle.

 

Nous l’avons entendu dans les lectures, répondre à l’appel de Dieu demande une grande disponibilité jusqu’au renoncement : c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libéré. Nous ne sommes pas libre si nous ne sommes pas prêt à renoncer à tout, jusqu’à nous-même. Par ce renoncement nous entrons dans la liberté spirituelle dont parle saint Paul.

 

Après, comment discerner si cet appel vient bien de l’Esprit de Dieu et pas du mauvais esprit ?

→ Le premier critère est évident : Dieu n’appelle que pour des œuvres moralement bonnes. Mais ce n’est pas suffisant pour qu’il vienne de Dieu.

→ Quand on commence à orienter notre âme pour répondre à l’appel de Dieu, l’Esprit Saint produit déjà ses fruits : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. C’est à ses fruits que l’on reconnaît l’action de l’Esprit Saint.

Je voudrais particulièrement attirer votre attention sur la joie et la paix : une joie profonde, et une paix intérieure.

Nous devons apprendre à  identifier ces fruits de l’Esprit dans nos vies…

C’est ainsi que nous marcherons sous Sa conduite.

Comments are closed.