Présentation et Pentateuque

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Sans titre

                                                Séance n°1 : Le Pentateuque

                                            18 septembre 2015

La Bible raconte l’histoire de l’alliance que Dieu a scellée, d’abord avec le peuple hébreu, puis avec l’humanité tout entière.

La Bible, pour les juifs comme pour les chrétiens, est la Parole de Dieu et témoigne de la relation qui s’est tissée lentement au fil du temps entre les hommes et Dieu. Il s’agit d’une relation faite de fidélité et de reniement, d’un long cheminement vers la liberté et vers l’amour.

 

Mais, in concreto, qu’est-ce que la Bible ?

Le mot vient du grec « biblos » qui signifie « livre ». Mais ce livre unique constitue en fait une véritable bibliothèque.

En effet, il est constitué de 73 petits livres écrits en hébreu, en araméen et en grec au cours de nombreux siècles.

 

Pour les chrétiens, la Bible est divisée en deux grandes parties :

– l’Ancien Testament,

– le Nouveau Testament.

 

L’Ancien TestamentSans titre 2

On l’appelle aussi livre de la Première Alliance. 

 

 

Dans les éditions catholiques, il comporte 46 livres :

– le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique,

Nombres, Deutéronome.

– les Livres Historiques : Josué, Juges, Ruth,

Samuel 1 et 2, les Rois 1 et 2, les Chroniques 1 et 2, Esdras, Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Martyrs d’Israël 1 et 2.

– les Livres Poétiques et Sapientiaux : Job, les Psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste (ou Qohélet), le Cantique des Cantiques, la Sagesse de Salomon, l’Ecclésiastique (ou Siracide).

– les Livres Prophétiques : Isaïe, Jérémie, Lamentations, Baruch, Ézéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahoum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie.

  

Le Nouveau TestamentSans titre 3

On l’appelle aussi le livre de la Nouvelle Alliance.

Il comprend 27 livres.

– les Quatre Évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean.

– les Actes des Apôtres.

– les Épîtres de Paul aux Romains, aux Corinthiens (1 et 2), aux Galates, aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, aux Thessaloniciens (1 et 2), à Timothée (1 et 2), à Tite, à Philémon, la Lettre aux Hébreux, la Lettre de Jacques, les Lettres de Pierre (1 et 2), les Lettres de Jean (1, 2 et 3), la Lettre de Jude, l’Apocalypse

 

1° Présentation de l’histoire de la rédaction de la Bible

On pense que le plus ancien livre de la Bible est celui des Juges, le plus récent étant sans contestation possible le livre de l’Apocalypse qui clôt la Bible chrétienne.

Entre ces deux livres, plus de 700 ans se sont écoulés.

Les livres de l’Ancien Testament dont le Pentateuque qui nous intéresse plus spécialement aujourd’hui ont été rédigés en hébreu et pour certains, en araméen.

Il faut avant tout rappeler que l’hébreu est une langue sémitique dans laquelle le sens lexical est porté par des racines, généralement 3 lettres, constituées à partir des 22 consonnes de l’alphabet.

Les voyelles sont audibles mais pas écrites.

On imagine donc aisément combien la transmission (« massorah » en hébreu) du texte biblique a pu être complexe.

La lecture, à l’origine facile puisque l’hébreu était couramment parlé, est devenue de plus en plus aléatoire quand l’araméen a remplacé l’hébreu comme langue vernaculaire.

Les scribes ont alors commencé à utiliser des lettres appelées « matres lectionis : guides de lecture ». Ces lettres au nombre de quatre permettaient d’indiquer les voyelles donc la prononciation mais des ambiguïtés subsistaient dans l’interprétation des textes écrits.

Des savants nommés « massorètes » (de massorah : transmission) ont alors assuré à partir du VIIème siècle et jusqu’au XIème siècle la transmission du texte biblique en inventant, sans modifier le texte initial, de petits signes placés au-dessus ou au-dessous des consonnes (voire à l’intérieur de ces dernières), indiquant ainsi la prononciation qu’ils jugeaient la plus convenable.

Les massorètes dotèrent aussi le texte d’une ponctuation et de signes indiquant la ligne mélodique pour la proclamation chantée dans les synagogues, divisèrent le texte en sections et ajoutèrent des notes au texte biblique (« massores ») pour permettre de bien en saisir le sens.

Les massorètes étaient établis en Palestine (avec l’école de Tibériade animée par la famille Ben Asher) et en Babylonie.

 

Il est évident qu’entre les premiers textes de l’Ancien Testament et l’Apocalypse, le monde a beaucoup changé.

Chaque livre est marqué par son auteur, son époque, sa langue, sa culture d’où une multiplicité de textes et de styles.

Pour les chrétiens, la Bible raconte l’histoire d’Israël et de l’Église de façon plus théologique qu’historique et ce, d’autant  que bien souvent, plus de 200 ou 300 ans se sont écoulés entre les évènements et la relation qu’en font les auteurs des divers livres de la Bible.

Il s’agit donc de donner un sens à des évènements au-delà de ce que les personnes ont pu voir et entendre. Il s’agit de comprendre et de croire, de donner la préférence à l’Autre (Dieu, le Peuple choisi) plutôt qu’à celui qui parle.

 

Dans cet ouvrage si dense, quelques personnages se détachent de tous les autres compte-tenu de l’importance du message divin dont ils sont porteurs :

-Abraham qui vécut environ 2000 ans avant Jésus-Christ,

– Moïse qui apparaît à l’époque du début de l’écriture, soit vers 1250 ans avant Jésus-Christ,

– les Rois d’Israël et notamment le roi David qui régna vers 1000 avant Jésus-Christ,

– le Christ enfin par qui tout s’accomplit.

 

On estime que la rédaction de la Bible a dû commencer à l’époque du roi David. Les biblistes ont acquis cette certitude en étudiant le style des livres réputés les plus anciens comme le livre des Juges.

 

2° Comment se repérer dans la Bible ?

Chaque livre a été divisé en chapitres, puis en versets correspondant à une ou deux phrases du texte.

Chaque référence biblique indique d’abord le livre de la Bible en abrégé :

Ex : Genèse = Gn,

Puis le chapitre :

Ex : Genèse, chapitre 2 = Gn 2

Puis le verset :

Ex : Genèse, chapitre 2, versets 3 à 5 = Gn 2, 3-5.

 

On trouve la liste des abréviations relatives à chaque livre au début de chaque Bible.

 

3° Panorama global de l’Ancien Testament

Au premier siècle de notre ère, on observe une séparation entre le culte et l’enseignement.

L’enseignement est l’affaire des scribes et de leurs disciples, les Pharisiens, des Juifs pieux aspirant à suivre rigoureusement la Parole de Dieu.

Au 1er et 2e siècle de notre ère, les rabbins sélectionnent 24 livres, tous rédigés en hébreu, pour constituer la liste de leurs Écritures saintes.

Ces 24 livres sont répartis en trois recueils :

– la Loi (en hébreu Torah),

– les Prophètes (en hébreu Neviim),

– les Écrits (en hébreu Ketouvim).

Les rabbins désignent cet ensemble par les initiales des trois recueils : TNK que l’on prononce TaNaK.

Le Christ souscrit à cette analyse :

« […] Il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » (Lc 24, 44)

 

 

les Prophètes (Neviim) :

Ils sont divisés en deux parties de 4 livres chacune :

les quatre prophètes premiers (livres narratifs) : Josué, Juges 1et 2, Samuel 1 et 2, Rois.

Les évènements racontés  se situent entre le XIIe et le VIe siècle avant notre ère. Ils font se succéder les épisodes liés à la vie des tribus (XIIe siècle), la naissance et les aléas de la monarchie juive, depuis les rois Saul et David intronisés par Samuel (vers l’an 1000 avant J-C) jusqu’à la destruction du Temple de Jérusalem et l’exil à Babylone (587 avant J-C).

On pense que ces livres furent terminés après la fin de l’exil, soit à la fin du VIe siècle av. J-C.

Les quatre prophètes derniers (recueils d’oracles ou de récits mettant en scène des prophètes) : Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, les Douze (recueil regroupant les livres d’Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie).

Chacun de ces livres a recueilli et souvent développé la prédication d’un prophète.

Les plus anciens sont ceux d’Osée et d’Amos (milieu du VIIIe siècle av.J-C).

L’un des plus récents est la seconde partie du livre de Zacharie

(IVe siècle av. J-C).

Le fil rouge des Prophètes est la relation d’alliance entre YaHWeH (le Seigneur) et son peuple. Les fautes contre l’alliance conclue après la sortie d’Égypte sous la conduite de Moïse sont décrites dans les livres narratifs. Les prophètes les dénoncent et ajoutent qu’après le châtiment, le Seigneur proposera une alliance nouvelle.

 

les Écrits (Ketouvim) comprennent 11 livres :

les Psaumes, les Proverbes et le livre de Job.

Cinq livres poétiques lus lors des fêtes d’Israël : Ruth, Cantique des Cantiques, Qohélet, Lamentations, Esther.

Trois livres divers : Daniel, Esdras et Néhémie 1 et 2, Chroniques.

Les Écrits invitent à méditer la relation d’alliance. Ils ont été rédigés pour la plupart entre le Ve siècle et le IIe siècle av. J-C et auraient été rassemblés vers le second siècle de notre ère comme une anthologie idéale de la littérature juive.

Face à la culture gréco-latine qui dominait alors dans l’empire romain, cette anthologie parle un langage universel, celui des poètes et des philosophes et affirme la vocation particulière d’Israël, choisi par le Dieu unique.

 

 

la Loi (Torah) dite Pentateuque (cinq rouleaux en grec) chez les chrétiens comprend cinq livres nommés par le premier mot hébreu du livre :

Bereshit (Au commencement),

Chemot (Les Noms),

Wayiqra (Et il dit),

Bamidbar (Dans le désert),

Debarim (Les Paroles)

 

Les traducteurs de la Bible en grec adoptèrent, selon l’usage grec, des titres en rapport avec le contenu des livres concernés :

Genesis qui signifie : origine,

Exodos qui signifie : sortie,

Levitikon qui veut dire le livre des Lévites,

Arithmoi que l’on peut traduire par nombres parce que ce livre commence par le dénombrement du peuple,

Deuteronomion qui signifie seconde loi.

 

Nos dénominations françaises sont issues de ces titres grecs : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome.

 

4° Présentation du Pentateuque                                               

 La Genèse (Gn)

Il s’agit d’un livre aisé à lire. Il nous conduit de la création du monde jusqu’àl’établissement de la famille d’Abraham en Égypte, soit une période de 2300 ans environ.                          

 

1ère partie : chapitres 1 à 11

Ces chapitres nous mènent de la Création au Déluge qui s’apparente à une sorte de décréation.

 

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                                                    Création de l’homme, mosaïque de Monreale

                                                                        (Sicile)

 

 

           

2e partie : chapitres 12 à 36

Après l’alliance noachique (Noé) avec le monde, nous abordons l’alliance avec un seul homme, Abraham, et ses descendants : Isaac et Jacob qui forment à eux trois ce qu’on appelle les Patriarches.

                                                                      

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Abraham (Chagall)

 

 

 

 

 

Cette alliance repose sur une promesse faite par Dieu à Abraham et qui se transmet de père en fils.

Alors qu’Abram n’est encore qu’un nomade à Ur (Mésopotamie), époux de Saraï qui est stérile, Dieu lui promet une descendance nombreuse s’il quitte sa parenté pour aller vers un ailleurs dont il ne sait rien. Parce qu’Abram obéit, posant ainsi le premier acte de foi de l’espèce humaine, Dieu change d’abord son nom en celui d’Abraham et celui de Saraï en Sarah puis lui promet une descendance nombreuse. Dieu tiendra parole puisque Sarah mettra au monde un fils, Isaac, qui engendrera Jacob lequel aura douze fils à l’origine des douze tribus d’Israël.

 

3e partie : chapitres 36 à 50

Ces chapitres racontent l’histoire de Joseph, le onzième fils de Jacob.

Jacob avait épousé deux femmes qui étaient sœurs : Léa et Rachel. Jacob avait eu dix fils avec Léa, sa servante, celle de Rachel ainsi que  deux fils avec Rachel  : Joseph et Benjamin.

Or, Jacob avait toujours favorisé ces deux fils parce qu’ils étaient ceux de l’épouse qu’il préférait. La situation devait engendrer la jalousie des dix autres fils.

Ces derniers finirent par vendre Joseph qui fut cédé à l’intendant de Pharaon en Égypte.

Au terme de multiples aventures racontées dans les derniers chapitres de la Genèse, Joseph fut nommé vizir de Pharaon et eut l’occasion de se venger de ses frères, venus supplier le souverain d’Égypte de leur accorder le droit de résider avec leur nombreuse famille en Egyptair pour fuir la famine sévissant en Canaan.

Or, Joseph, non seulement ne se vengea pas, mais convainquit Pharaon d’accueillir les fils de Jacob et de les nourrir.

Les chrétiens voient dans l’histoire de Joseph une préfiguration du Christ venu nourrir tous les hommes et plus seulement les Juifs tout comme Joseph nourrit en son temps les Hébreux ET les Égyptiens.

 

 L’Exode (Ex)

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   La traversée de la Mer Rouge Bartolo di Fredi, vers 1360, Collégiale de San Gemignano

 

Ce livre raconte la sortie d’Égypte et le voyage des enfants d’Israël jusqu’au Sinaï.

Les successeurs de Pharaon devaient réduire les descendants de Jacob en esclavage car ils représentaient pour eux un danger en raison de leur grand nombre.

Dieu charge alors Moïse de guider les Hébreux hors d’Égypte vers la terre promise.

L’Exode est avant tout le livre de la Libération, libération annoncée, retardée puis réalisée par Dieu. Il s’agit certes de la libération matérielle des Hébreux appelés à quitter l’état d’esclave pour celui d’homme libre mais aussi de la libération spirituelle de ce même peuple.

En effet, l’évènement capital de l’Exode est le don de la Loi sur le mont Sinaï

(Ex 20). Pendant le long esclavage égyptien, la famille d’Abraham est devenue un peuple. Or, un peuple a besoin d’une constitution fixant les limites de ce qui est autorisé et interdit pour vivre dignement.

La Loi ou Décalogue, remise par Dieu à Moïse libère ainsi les Hébreux de leur servitude morale et leur rend leur dignité d’enfants de Dieu.

 

 

Moïse portant les Tables de la Loi

Sans titre 7Rembrandt, 1659, Gemäldegalerie,

                                   Berlin

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Lévitique (Lv)

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Le livre renferme les ordonnances concernant le culte pendant le séjour au Sinaï.

Il s’agit d’éduquer un peuple longtemps esclave pour le mener vers la liberté. Pour ce faire, il faut séparer ce peuple, appelé à la liberté, des autres peuples païens encore dans la servitude liée aux cultes des faux dieux.

Cette mise à l’écart vise ainsi à préserver le caractère purement juif du peuple choisi d’où des codes concrets concernant tous les domaines de la vie : aliments, vêtements, comportement…

Dans le monde juif, le Lévitique est le livre que les enfants apprennent à connaître en premier.

Il contient des nombreuses ordonnances relatives à la sainteté de vie chez les membres du peuple.

Il institue aussi les fêtes israélites, hebdomadaires, mensuelles, annuelles, septannuelles et enfin l’ordonnance relative à la fête semi-séculaire du Jubilé, repos saint et parfait du règne de Dieu accompli.

 

chapitres 1 à 7 : ordonnances relatives aux sacrifices,

chapitres 8 à 10 : le culte rendu à Dieu

chapitres 11 à 16 : lois sur la pureté et l’impureté

chapitres 17 à 26 : lois relatives à la sainteté (pureté morale)

 

Les Nombres (Nb)

Ce livre renoue avec le récit de l’Exode : parce que les Hébreux sortis d’Égypte ont refusé d’obéir à Dieu et ne sont pas entrés en Canaan par peur des habitants, ils devront périr dans le désert. Seuls leurs enfants entreront en terre promise.

La génération condamnée à errer quarante ans au désert devra apprendre à ne pas s’entêter comme un « peuple à la nuque raide » (Ex 33, 5).

 

Le Deutéronome (Dt)

Le livre signifie « seconde loi » en grec.

En effet, le peuple qui venait d’arriver au Jourdain n’avait pas, dans sa majeure partie, assisté lui-même à la scène du don de la Loi sur le mont Sinaï, ou, pour les plus anciens, après quarante années au désert, n’en conservait plus qu’un souvenir très confus.

C’est pourquoi Moïse, face à ce nouvel Israël, lui fit entendre une répétition de la Loi, librement, sans s’assujettir à la lettre mais cherchant plutôt à faire pénétrer dans le cœur de chaque Hébreu l’esprit de la loi.

Dans un premier discours, Moïse rappelle donc les principaux évènements de l’errance à travers le désert.

Dans un second discours, le prophète s’attache à développer les points de la loi où transparaît le mieux l’esprit de piété et d’humanité qui doit désormais distinguer le peuple que Dieu s’est choisi.

Le dernier livre contient une sommation finale, adressée à Israël.

Le Deutéronome se termine par l’indication des dernières mesures prises par Moïse en vue de l’entrée en Canaan et par le récit de sa mort sur le mont Nébo

(aujourd’hui en Jordanie). On ignore le lieu de sa sépulture.

L’ensemble du Deutéronome comporte 34 chapitres.

 

Le testament et la mort de Moïse

Luca Signorelli, vers 1482, chapelle Sixtine, Rome

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CONCLUSION

Quand le Pentateuque s’achève, l’établissement en Canaan est complètement préparé et le peuple paraît mûr pour la réalisation du règne divin au moins sous sa forme symbolique et nationale qui doit précéder le règne spirituel, universel et définitif de Dieu.

Ainsi, l’œuvre particulière de Moïse est-elle rattachée dès le début à l’œuvre supérieure du Salut appelée à embrasser l’humanité tout entière.

 

Ce que les Quatre Évangiles sont à l’alliance chrétienne, le Pentateuque l’est  à l’alliance israélite.

Les évènements retracés dans ces deux livres sont la base de tout le développement de l’œuvre divine qui doit suivre.

Saint Jean ne dit pas autre chose :

« La loi a été donnée par Moïse,

mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jn 1, 47)