L’Apocalypse

Apocalypse

«Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques s’ils en retiennent le contenu, car le Temps est proche !» (Ap, 1-3)

 

INTRODUCTION

 

Le livre de l’Apocalypse, dernier livre de la Bible chrétienne a été rédigé en grec comme tous les livres du Nouveau Testament, à l’exception de l’Évangile selon saint Matthieu dont l’original fut peut-être écrit en araméen.

Or, « Apokalupsis » en grec signifie « révélation, dévoilement » et n’annonce nullement des catastrophes.

Il s’agit de révéler le mystère de Jésus Christ, de son œuvre de Salut par sa Mort et sa Résurrection.

La rédaction de ce Livre relève d’un genre littéraire qui prolonge le genre prophétique que l’on  trouve déjà dans l’Ancien Testament chez Ézéchiel, Zacharie ou Daniel.

Dans l’Apocalypse, l’auteur, tout comme avant lui les grands prophètes vétérotestamentaires, transcrit ses visions toutes empreintes d’un symbolisme parfois difficile à  décrypter. Il s’agit de traduire en symboles les idées soufflées par Dieu sans se soucier de l’incohérence du résultat obtenu et tout y a valeur symbolique : chiffres, bêtes, choses, couleurs, personnages, parties du corps.

 

Il faut savoir que les premiers chrétiens pensaient voir arriver la fin du monde de leur vivant. Ils estimaient que la fin de l’histoire était proche ce qui, loin de les attrister, était pour eux une source de consolation, une promesse plutôt qu’une menace puisqu’alors débuterait le temps des nouveaux cieux et de la nouvelle terre où toute peine et toute souffrance auraient disparu.

En fait, ces premiers chrétiens avaient raison car si la terre ne fut pas détruite de leur vivant, leur monde, celui de l’Ancienne Alliance connut une fin soudaine et terrifiante.

La fin de ce monde commença en l’an 67 quand Florus fut nommé gouverneur de Judée par l’empereur Néron. Florus inaugura son mandat en massacrant des centaines d’habitants de Jérusalem entraînant la révolte du peuple et déclenchant une abominable guerre civile où les Juifs soupçonnés de pactiser avec les Romains furent assassinés par d’autres Juifs tandis que les Romains répondaient en massacrant les Juifs considérés comme fanatiques.

Devant l’incapacité de Florus, le général Vespasien fut dépêché sur place. Avant de parvenir à rétablir l’ordre, Vespasien fut proclamé empereur et laissa à son fils, Titus, le soin de liquider la révolte juive.

Les chrétiens de Jérusalem, se souvenant du conseil de Jésus :

« Quand donc vous verrez installé dans le lieu saint l’abominable dévastateur dont a parlé le prophète Daniel, alors, ceux qui sont en Judée, qu’ils fuient dans les montagnes »

(Mt 24, 15-16)

se réfugièrent hors de la ville à Pella, située dans les montagnes au-delà du Jourdain. Ce fut donc de Pella qu’ils virent la chute de Jérusalem en 70. Les habitants ayant survécu aux batailles et à la faim furent vendus comme esclaves ou jetés aux lions dans les arènes, la ville fut anéantie sauf quelques maisons et la « Chambre haute » où le Christ avait célébré la Cène.

Mais le symbole de la fin du monde de l’Ancienne Alliance fut la destruction du Temple qui ne fut jamais reconstruit.

Tout ceci arriva quand plusieurs des premiers disciples du Christ étaient encore vivants et ceux-là durent se souvenir des paroles de Jésus :

« En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » (Mt 24, 34-35)

 

Le livre de l’Apocalypse est qualifié de livre pseudépigraphique car on l’attribue, sans en être certain, à un auteur, ici le disciple Jean qui l’aurait écrit lors de son exil sur l’île de Patmos.

La Tradition des deux premiers siècles affirme en effet que l’apôtre Jean, l’un des Douze, et le rédacteur de l’Évangile éponyme, est l’auteur de ce livre. Justin déjà (Dialogue avec Tryphon, 81, 4), puis Irénée (Contre les hérésies, IV, 20, 11) défendent cette thèse.

C’est pourquoi en Occident comme à Alexandrie, l’Apocalypse fut reçu comme livre canonique. Par contre, certaines Églises d’Orient ne l’inscrivirent que tardivement au canon de leurs Écritures : au VIème siècle en Syrie, plus tard encore en Grèce.

 

Du fait de sa puissance symbolique, certains croient pouvoir utiliser l’Apocalypse pour prédire le cours de l’histoire : il s’agit là d’une imposture très dangereuse dénoncée par l’Église :

« Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique* : sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé intrinsèquement perverse (Pie XI, Enc Divini Redemptoris condamnant le faux mysticisme de cette contrefaçon de la rédemption des humbles ; GS 20-21. » (CEC 676)

 

*eschatologique : qui étudie les réalités de la fin des temps.

 

 

PLAN DU LIVRE

 

On peut considérer que ce livre est structuré sur le modèle de la messe que les Orientaux nomment la Divine Liturgie.

La vision de Jean et la liturgie de l’Église nous aident à accéder partiellement à la liturgie céleste à laquelle nous sommes appelés à participer au ciel.

La messe comporte deux parties principales :

– la liturgie de la Parole où sont lus des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament,

– la liturgie eucharistique où nous recevons le Corps du Christ.

De la même façon, l’Apocalypse comprend deux parties :

– Chapitre 1,1 à chapitre 11, 18 : Lettres aux sept Églises et livre scellé de sept sceaux constituent une véritable liturgie de la Parole.

– Chapitre 11, 19 à chapitre 22, 21 : Les sept coupes répandues et le festin des Noces de l’Agneau introduisent à une véritable liturgie eucharistique.

 

Pour décrire cette liturgie céleste, Jean fait appel à tous nos sens en nommant des choses que l’on peut voir, toucher, sentir, entendre et goûter.

 

1° La liturgie de la Parole dans l’Apocalypse

La vision de Jean intervient un dimanche, jour du Seigneur, où tous les chrétiens célèbrent la Divine Liturgie :

« […] Je tombai en extase le jour du Seigneur […] » (1, 10)

« […] Je me retournai pour regarder la voix qui me parlait ; et m’étant retourné, je vis sept candélabres d’or, et, au milieu des candélabres, comme un Fils d’homme […] » (1, 12-13)

L’expression « Fils d’homme » a été utilisée par le Christ pour parler de lui dans son  ministère mais surtout, elle renvoie à Dn 7, 13-14 où quelqu’un « comme un Fils d’homme » reçoit le pouvoir de gouverner toutes les nations pour toujours : il s’agit du Christ en gloire.

 

Jean est terrifié par sa vision :

« Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort » (Ap 1, 17)

mais le Christ le rassure et l’encourage  à écrire ce qu’il voit :

« Ne crains point : je suis le Premier et le Dernier, le Vivant ; je fus mort, et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clef de Mort et de l’Hadès. Écris donc ce que tu as vu : le présent et ce qui doit arriver plus tard. […] » (Ap 1, 17-19)

 

Le chiffre sept revient souvent dans la vision de Jean :

« […] Les sept étoiles sont les anges des sept Églises,

et les sept chandeliers sont les sept Églises. » (Ap 1, 20)

Il s’agit d’un nombre symbolique de plénitude, le nombre le plus important du livre.

Le Christ dicte sept lettres à chacune des sept Églises d’Asie : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée : cela implique que ces lettres s’adressent en fait à toute l’Église. Toutes incitent les Églises à revenir au Christ et promettent la protection du ciel à ceux qui se repentiraient.

Ainsi, le début de cette première partie est un véritable appel à la conversion et se termine par une des plus belles images de toute la Bible :

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. » (Ap 3, 20)

 

En effet, si le Christ vient vers chacun de nous, il nous appartient de lui ouvrir la porte.

Cette liaison permet à Jean de poursuivre la présentation de sa vision. Celle-ci parle de Dieu assis sur un trône et entouré d’êtres célestes qui l’adorent sans cesse en chantant des hymnes dont les paroles sont très familières à tous ceux qui assistent à la messe :

 

« Saint, saint, saint est le Seigneur, le Dieu tout-puissant,

Qui était, qui est et qui vient ! » (Ap 4, 8)

 

« Vous êtes digne, notre Seigneur et notre Dieu,

De recevoir la gloire et l’honneur, et la puissance,

Car c’est vous qui avez créé toutes choses,

Et c’est à cause de votre volonté qu’elles ont eu l’existence

Et qu’elles ont été créées. » (Ap 4, 11)

 

Puis Jean aperçoit un livre scellé de sept sceaux, seul le Lion de Juda (le Christ) est jugé digne de l’ouvrir mais c’est à un agneau que le livre est remis.

Quand l’agneau brise le premier sceau, arrivent quatre cavaliers : le premier est un conquérant tandis que les trois autres apportent guerre, famine et mort c’est-à-dire ce que le peuple juif a souffert pendant sa révolte contre les Romains.

Quand l’agneau détruit les six autres sceaux, des prodiges effrayants se produisent sur la terre comme au ciel et les peuples se cachent dans les cavernes et les montagnes.

Mais avant que le malheur ne s’abatte sur la terre, le vrai peuple de Dieu sera marqué au front de la lettre hébraïque tau qui a la forme d’une croix et échappera  à la destruction. Les chrétiens reçoivent la marque de la croix sur le front au baptême.

Ce passage fait allusion au chapitre 9 d’Ézéchiel où le prophète annonce la destruction de Jérusalem :

« Et le Seigneur dit : Passe par le milieu de la ville, par le milieu de Jérusalem,

et marque d’un Tau le front des hommes qui soupirent et gémissent

à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. » (Ez 9, 4)

 

Dans le contexte historique de l’Apocalypse, les hommes sauvés sont les Juifs chrétiens qui se sont enfuis de Jérusalem pour se réfugier à Pella, au-delà du Jourdain.

Dans une interprétation eschatologique, ces hommes désignent les chrétiens de tous les temps, sauvés par leur baptême.

 

Une fois tous les sceaux brisés, le silence se fait dans le ciel avant que les sept anges ne fassent résonner leurs trompettes qui donnent le signal des fléaux qui s’abattent sur la terre rappelant les fléaux d’Égypte avant l’Exode.

 

Une fois le dernier fléau passé, un ange proclame :

« La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ;

Il règnera dans les siècles des siècles. » (Ap 11, 15)

 

 

2° La liturgie eucharistique dans l’Apocalypse

 

« Et le sanctuaire de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance

apparut dans son sanctuaire. Et il y eut des éclairs, des bruits, des tonnerres,

un tremblement de terre et une grosse grêle. » (Ap 11, 19)

 

Pour les premiers chrétiens de l’époque qui sont d’origine juive, cette allusion à l’arche de l’Alliance a dû représenter un grand choc. Aucun d’eux n’ignorait qu’elle avait disparu depuis l’Exil et qu’elle devait réapparaître quand Israël serait de nouveau rassemblé :

 

« On lisait dans les mêmes écrits comme le prophète [Jérémie], sur un ordre reçu de Dieu, fit transporter avec lui le tabernacle et l’arche, et qu’il se rendit ainsi à la montagne que gravit Moïse et d’où il contempla l’héritage de Dieu.

Arrivé là, Jérémie trouva une habitation en forme d’antre, et il y déposa le tabernacle et l’arche, ainsi que l’autel des parfums, et en boucha l’entrée. Quelques-uns de ses compagnons étant venus ensuite pour marquer le chemin par des signes, ils ne purent le trouver. Jérémie le sut et les blâma : Ce lieu, leur dit-il, doit rester caché jusqu’à ce que Dieu ait rassemblé son peuple et lui ait fait miséricorde.

Alors le Seigneur révélera ces objets sacrés, la gloire du Seigneur apparaîtra, ainsi que la nuée, comme elle apparut au temps de Moïse, et lorsque Salomon fit une prière pour que le temple fût glorieusement sanctifié. » (2 M 2, 4-8)

 

La vision de Jean signifiait donc pour ces chrétiens que le temps était venu « où Dieu rassemble son peuple et fait miséricorde ».

 

Mais toute référence à l’arche disparaît aussitôt pour laisser la place à une autre vision :

 

« Un signe grandiose apparut au ciel : une femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. Puis un second signe apparut dans le ciel : un énorme dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipitent sur la terre. En arrêt devant la Femme au travail, le dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu’elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. » (Ap 12, 1-6)

 

L’enfant est sans aucun doute le Messie, l’Oint du Seigneur, son Christ.

La référence au sceptre de fer renvoie à l’un des psaumes les plus cités comme annonçant la venue du Messie :

« Je publierai le décret :

Le Seigneur m’a dit Tu es mon Fils.

Je t’ai engendré aujourd’hui.

Demande, et je te donnerai les nations pour héritage,

Pour domaine les extrémités de la terre.

Tu les briseras avec un sceptre de fer,

Tu les mettras en pièces comme le vase du potier. » (Ps 2, 7-9)

 

Mais qui est la femme ? Bien sûr, on peut y voir Marie mais la couronne de douze étoiles qui pare sa tête l’identifie à une autre réalité. Il y a douze tribus d’Israël et douze Apôtres pour les gouverner : ici la femme est aussi l’Église, le peuple fidèle à Dieu au cours de l’histoire. Il s’agit de l’Église avant et après l’Incarnation qui met au monde le Christ et que le Christ protège du mal.

Attaquée par le dragon, la femme est protégée dans le désert comme l’Église primitive de Jérusalem fut protégée dans le « désert » de Pella tandis que sombrait le monde de l’Ancienne Alliance : Jérusalem et son Temple anéantis par les Romains.

Le dragon représente Satan dont la tête sera écrasée par l’enfant.

 

Dès lors, la mention de l’arche d’alliance n’est plus utile.

Elle contenait :

– la Parole de Dieu gravée sur la pierre, or le Christ est le Verbe fait chair,

– un peu de manne, ce pain du ciel qui nourrit les Hébreux au désert, or le Christ est le Pain de Vie (Jn),

– le bâton d’Aaron, frère de Moïse, or le Christ gouverne les nations avec un bâton (un sceptre de fer).

Ainsi donc la femme de la vision représente aussi l’arche d’Alliance.

 

3° Quelques explications sur certaines visions de Jean

1 Les bêtes

Plusieurs bêtes sont mentionnées à partir du chapitre 13 :

« Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur

ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème… » (Ap 13, 1-3)

 

Les cornes sont symbole de pouvoir et les diadèmes, d’autorité royale.

Pour les lecteurs de Jean, cette bête pouvait symboliser l’Empire romain ou la dynastie honnie des Hérode.

Au-delà, ces attributs de puissance représentent tous les gouvernements corrompus qui persécutent les chrétiens fidèles à la Parole.

Les hommes de tous les temps adorent cette bête qui tient son pouvoir du dragon : Satan, quand ils compromettent la pureté de leur foi pour complaire à un gouvernement corrompu ou impie.

 

Une autre bête est tout aussi troublante :

« Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence, et elle amenait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie. Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes […] C’est ici la sagesse !

Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et ce nombre est six cent soixante-six. » (Ap 13n 11-13.18)

 

Ce nombre a intrigué des générations de biblistes.

Certains font remarquer que le nom Néron César, épelé en hébreu, donne la somme 666.

D’autres pensent à Salomon qui recevait 666 talents d’or par année : ici la bête symboliserait alors la corruption du royaume d’Israël.

 

2 La nouvelle Jérusalem

Il ne faut pas en rester sur une vision globale où la fin des temps ne serait que désolations et tribulations car ce serait méconnaître totalement le message essentiel de l’Apocalypse qui est un message de consolation et d’espérance.

À la fin des temps, le peuple fidèle (marqué du Tau donc de la croix) à Dieu demeurera avec Lui dans la nouvelle Jérusalem et le vieux monde de péché et de mort fera place à un monde nouveau où nous vivrons dans la joie et l’adoration pour l’éternité.

Ce sera un grand festin de noces où le Christ sera l’époux et l’Église, la nouvelle Jérusalem, l’épouse. Les promesses des prophètes seront réalisées : Jérusalem sera la lumière des nations et tous les rois de la terre y trouveront leur joie.

« Je n’y vis point de temple, car le Seigneur Dieu tout-puissant en est le temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine, et l’Agneau est son flambeau.

Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur magnificence.

Ses portes ne seront point fermées chaque jour, car il n’y aura point de nuit. On y apportera ce que les nations ont de plus magnifique et de plus précieux. » (Ap 21, 22-26)

 

Cependant, nous n’avons pas à attendre la fin des temps pour connaître cette merveille : Jean nous montre dans l’Apocalypse que l’adoration dans le ciel est la même que celle sur la terre.

Dès lors, lorsque nous participons à la messe, nous sommes déjà dans la nouvelle Jérusalem où nous participons à la liturgie céleste car la messe est le ciel sur la terre.

 

3 La fin du monde

Nous en savons ce que le Christ nous en a dit :

« Quant à ce jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux,

mais le Père seul. » (Mt 24, 36)

 

L’Église, pour sa part, enseigne :

« Les enfants de notre mère la Sainte Église espèrent justement la grâce de la persévérance finale et la récompense de Dieu leur Père pour les bonnes œuvres accomplies avec sa grâce en communion avec Jésus (Cc Trente : DS 1576). Gardant la même règle de vie, les croyants partagent la bienheureuse espérance de ceux que la miséricorde divine rassemble dans la Cité sainte, la Jérusalem nouvelle qui descend du Ciel d’auprès de Dieu, prête comme une épouse parée pour son Epoux (Ap 21, 2). » (CEC 2016)

 

Ainsi, si l’Apocalypse est un avertissement, c’est aussi une promesse magnifique : Dieu invite son peuple fidèle au festin des noces de l’Agneau.

Dès lors une seule question demeure : serons-nous du nombre des fidèles qui acceptent son invitation ?

 

« Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils pourront disposer de l’arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité, par les portes. » (Ap 22, 14)