Info Eglise juin 2004
Quelques expériences d'appel
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L'Éveil des Vocations dans l'Église Après deux réponses positives de sa part, à quelques mois d'intervalle,
Un enfant au Caté CM 1, avec une famille de grande santé spirituelle, dit vouloir devenir prêtre. Un autre, en 6ème, servant d'autel, est resté silencieux devant la question. A une rencontre de Caté 6ème, j'ai posé la question et trois enfants ont levé la main. Je n'ai pas été plus loin. Comment les accompagner ? Dans une paroisse, tous les premiers dimanches du mois, une prière pour les vocations (inspirée librement de la Liturgie des Heures) réunit une bonne trentaine de paroissiens adultes. J'aurais envie de poser la question du diaconat permanent à un ami, en Province, à la retraite, très impliqué dans les ADAP de sa paroisse, ancien engagé syndical. Et aussi à un père de famille africain qui a un grand sens de la prière et de la méditation de l'Évangile. Dans mon activité d'aumônerie, à la Maison d'Arrêt, là aussi des appels peuvent naître. Je vois deux hommes qui, à leur sortie, pourraient recevoir cette question du diaconat ou de la vie monastique.
L'image du prêtre : les chrétiens adultes eux-mêmes ne savent pas ou mal ce que c'est qu'être prêtre. Ils connaissent des prêtres qui ont souvent, pour eux, une forte personnalité. Ils ont à découvrir que le prêtre diocésain n'est pas sur un modèle unique, et que le presbyterium est très diversifié. Ils voient parfois le prêtre comme un intellectuel (particulièrement les Communautés portugaises) et se disent que ce n'est pas pour leurs enfants. Lors de témoignages de séminaristes sur la vocation, la longueur du temps de formation les impressionne.
L'image du diacre : pour beaucoup, c'est nouveau et ils ne comprennent pas bien son rôle. Ils le considèrent encore souvent comme " un sous-prêtre ". L'appel au ministère ordonné : depuis quelques années, les prêtres se sont réappropriés cette question, et bon nombre d'entre nous la portent maintenant suffisamment pour la poser directement quand les circonstances se présentent.
Nous nous demandons aussi comment nos Communautés pourraient, elles-mêmes, être davantage appelantes ; une
année Saul pour adultes est proposée, avec
Anne-Marie Petitjean, car, pour appeler, il faut soi-même avoir fait l'expérience de
la rencontre avec Jésus-Christ. |